[UNSA] L’UNSA demande à l’administration une mise à jour du DUER et un renforcement de l’information des agents

Si le plan de continuité de l’activité du Conseil régional est bien réalisé et que les représentants du personnel sont informés régulièrement de la situation, il faut maintenant poursuivre la démarche avec (1) la mise à jour du Document Unique d’Évaluation des Risques professionnels (pour y intégrer les éléments liés à la situation de crise sanitaire majeure qui se déroule actuellement) et (2) le renforcement de l’information aux agents.

Pour l’UNSA, l’évolution de la situation impose de passer des simples recommandations nationales à des consignes exigeantes en matière de sécurité sanitaire et adaptées aux spécificités du Conseil régional (sur la base d’un DUER mis à jour).

Un faisceau de preuves suggèrent maintenant que la transmission du virus dans l’air ambiant est possible. Il est acquis que le virus peut se transmettre quand les agents ne font que parler. Les chercheurs ont retrouvé des concentrations extrêmement fortes de Covid-19 dans l’air des chambres de patients infectés et ce, même plusieurs heures après leur départ. L’UNSA rappelle donc à l’administration qu’elle doit tout faire pour protéger ses agents contre les risques spécifiques liés au virus, notamment ceux qui sont en contact avec du public (les usagers mais aussi le personnel de l’Etat ou même de l’Éducation Nationale dans les établissements d’enseignements). Il est urgent de faire réaliser et diffuser des fiches détaillés destinées aux agents mobilisés pour se protéger des risques de contamination au COVID-19. Chaque agent mobilisé en présentiel aux sièges et dans les lycées doit prendre connaissance de la fiche correspondant à son métier et des moyens déployés par le Conseil régional pour le protéger (y compris des masques).

A titre d’exemple, il est urgent de fournir aux agents qui travaillent actuellement dans les lycées la fiche “agent d’entretien et covid-19” et la fiche “agent d’accueil et covid-19”.

L’UNSA rappelle que l’exposition d’un agent au risque de contamination pourrait constituer la qualification de mise en danger de la vie d’autrui. L’UNSA a demandé à l’administration de résister à la pression de l’Education Nationale.

Il ne semble pas raisonnable de faire travailler des agents dans les établissements sans une information claire, détaillée et précise des moyens mis en oeuvre par le Conseil régional pour se protéger des risques de contamination au covid 19 (une simple information sur les gestes barrières n’est pas suffisante, dire que les agents disposent d’un point d’eau à proximité de l’accueil du lycée non plus).

A titre d’exemple, il est urgent de fournir des consignes internes précises pour :

  • Marche à suivre pour le cas des agents au travail qui se déclarent infectés par le virus (et oui, rien n’oblige un agent à ne pas venir au travail s’il est malade, un agent être au top le matin et peut se sentir malade pendant la journée et surtout un agent n’a pas à dire qu’il a le covid-19).
  • Marche à suivre pour l’encadrant qui constate que des agents présentent des symptômes du covid-19 (fièvre, toux persistante, test en ligne, téléconsultation à distance…),
  • Marche à suivre pour les agents ayant partagé le même espace qu’un agent malade (l’UNSA préconise systématiquement un appel aux agents et une information sur la conduite à tenir),
  • Marche à suivre pour les agents qui reviennent dans un service à risque (comment l’environnement de travail des agents malades est décontaminé conformément aux recommandations des autorités ?).

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