Le VP lycées disparu du dialogue social, retrouvé en bas des courriers. Petit bilan de la semaine dernière ⤵️
Petit bilan de la semaine dernière : au Conseil régional, nous avons de plus en plus le sentiment qu’on nous prend un peu pour des 🤬🤬🤬.
Rappel : le 19 mai, en CST, l’UNSA avait lu une déclaration préalable très claire sur nos inquiétudes autour de l’avenir des unités de restauration dans les lycées de BFC.
Ce jour-là, en l’absence du Vice-président aux lycées, Willy Bourgeois -absence que nous regrettons fortement sur un dossier qui relève pourtant directement de sa délégation- la Vice-présidente RH, Myriam Chiappa-Kiger, nous avait assuré qu’aucun plan secret n’était à l’œuvre.
L’UNSA avait alors accepté de ne pas rendre cette déclaration publique, précisément pour laisser une chance au dialogue social et éviter de mettre le feu inutilement.
Sauf que depuis, les faits commencent à parler.
Hier, lors du CST du 28 mai, nous avons appris que OUI des courriers signés du VP lycées avaient bien été adressés à plusieurs lycées pour évoquer la fermeture des unités de restauration produisant moins de 60 000 repas par an (on pense autour de 300/400 repas jour environ).
Pendant que le Vice-président aux lycées ne vient pas devant les représentants du personnel UNSA au Conseil régional pour expliquer, assumer, convaincre ou dialoguer, trouver un compromis acceptable, des courriers partent donc dans les établissements dans notre dos !
C’est quand même une très (non) drôle de conception du dialogue social.
Le problème n’est pas seulement le fond du dossier.
Le vrai problème, c’est la méthode.
On ne peut pas venir en CST rassurer les représentants du personnel en expliquant qu’il n’y a pas de plan global, puis laisser partir des courriers dans les établissements comme si tout se décidait lycée par lycée, sans présentation d’ensemble, sans transparence complète, sans calendrier partagé, sans vision claire des conséquences pour les agents.
À un moment, il faut choisir.
Soit il n’y a pas de plan global, et alors il faut expliquer pourquoi plusieurs situations similaires apparaissent en même temps dans différents lycées.
Soit il y a bien une stratégie de fermeture progressive de certaines unités de restauration, et alors il faut avoir le courage de venir convaincre, de venir la présenter clairement devant les représentants du personnel.
Bref. Des 🤬, nous sommes pris, et donc hier, en CST, l’UNSA Conseil régional a choisi une nouvelle fois de laisser une chance au dialogue social.
Nous avons entendu qu’il pouvait s’agir d’un problème de méthode (un couac, mais, ils ne le disent pas comme ça).
Nous avons donc accepté le principe d’une réunion spécifique début juillet pour remettre les choses à plat. Mais dans ce cas, les choses doivent être claires : rien ne doit continuer à avancer avant cette réunion.
Or, le soir même du CST,
le soir même du CST,
le soir même du CST,
quelques heures seulement après le CST, nous avons reçu des retours très inquiétants du terrain.
Selon les informations qui nous sont remontées, au moins une réunion dans un lycée resterait maintenue pour évoquer concrètement l’organisation d’une fermeture d’unité de restauration !
Certaines sources nous ont même alertés en nous indiquant que, malgré les échanges du CST, il aurait été annoncé localement que la réunion se tiendrait bien comme prévu le 2 juin…
Lol.
Voilà où nous en sommes.
Alors,
Nous ne tirons pas de conclusions définitives sans éléments vérifiés (m’enfin bon…nous les avons les éléments, comme à chaque dossier, nos informations sont fiables et certaines).
Mais si ces informations se « confirment », alors ce ne serait plus simplement une maladresse.
Ce ne serait plus seulement une erreur de méthode.
Ce ne serait plus une énième boulette (continuez, ça me fait des trucs à raconter en réunion syndicale, ça fait des supers introductions !)
Ce serait clairement une mise devant le fait accompli.
On ne peut pas demander aux représentants du personnel UNSA -syndicat majoritaire dans toutes les instances à la région – de faire confiance l’après-midi, de ne pas sur-réagir, d’attendre une réunion début juillet… et laisser, le soir même, le dossier continuer à avancer localement comme si de rien n’était.
La question est donc assez simple : est-ce que la parole donnée en CST vaut quelque chose ?
Parce que le dialogue social ne peut pas fonctionner si les représentants du personnel découvrent les décisions par petits morceaux, établissement par établissement, par des remontées du terrain, pendant que les agents s’inquiètent pour leur avenir professionnel.
Le dialogue social, ce n’est pas organiser le service après-vente d’une décision déjà engagée.
Le dialogue social, ce n’est pas demander la confiance en instance et laisser les inquiétudes se confirmer ensuite sur le terrain.
Le dialogue social, ce n’est pas avancer par courriers locaux, par réunions dispersées, puis expliquer après coup que tout cela n’était qu’un simple problème de méthode.
L’UNSA restera vigilante, présente aux côtés des agents, et continuera à mettre les pieds dans le plat quand les choses ne sont pas claires.
Et là, très franchement, elles ne le sont pas.
Prenez des forces… car il est possible que nous rouvrions rapidement une looooooooongue séquence de bagarre syndicale avec la Région sur ce dossier.
Si cette séquence s’ouvre, chacun doit bien comprendre qu’elle ne se refermera pas en quelques jours. Elle ira jusqu’au bout, y compris jusqu’aux élections professionnelles de décembre (évidemment), si les agents continuent à être mis devant le fait accompli.
Nous sommes prêts.
Et nous sommes en force pour le faire (et entre nous les actions syndicales dans les pires moments des pires conflits syndicaux Dufay/DaCosta me manque un peu aussi, qd même !).
Bref. Prenez des forces les collègues !
Ah oui, j’oubliais ! ⤵️
Et qu’on ne nous fasse pas non plus le coup de mélanger tous les dossiers. Nous ne parlons pas ici de la situation du lycée des Haberges. Sur ce dossier particulier, l’UNSA Conseil régional BFC est constructive, comme le sont d’ailleurs les syndicats UNSA de toute la communauté éducative (enseignants au top et personnels de direction H24).
Chacun travaille d’arrache-pied pour rechercher une solution acceptable, dans un contexte catastrophique que personne ne peut traiter à la légère (et ne pouvait imaginer).
Nous savons aussi reconnaître quand la Région, sous l’impulsion du président Durain et du nouveau DGS + DRH, cherche à reprendre un dossier merdique avec sérieux. Mais cela ne donne pas un blanc-seing pour bricoler à l’arrache les autres dossiers dans le dos des représentants du personnel UNSA.
Être constructif sur les Haberges ne veut pas dire fermer les yeux sur des fermetures d’unités de restauration partout en BFC qui avanceraient ailleurs par courriers secrets, par réunions locales secrètes (faut arrêter, on vous voit !) par morceaux, sans présentation globale et sans vraie concertation.




