A la Région, ils veulent faire récupérer les heures perdues à cause de la canicule…

Dans cette vidéo, je vous parle du dernier mail envoyé par le Conseil régional aux lycées concernant les fortes chaleurs, et une nouvelle fois, on constate un décalage inquiétant entre les consignes administratives et la réalité du terrain.

La première mesure proposée consiste à faire commencer les agents plus tôt, dès 5 heures du matin. Demain 4 heures ? 3 heures ? Décaler les horaires ne règle pas le problème de fond. Lorsque certains établissements affichent déjà plus de 30 degrés dès le début de la matinée, le véritable sujet est celui des conditions de travail : des cuisines étouffantes, des laveries surchauffées, des bâtiments mal adaptés et des agents qui continuent à assurer le service public malgré des conditions devenues extrêmement difficiles.

Autre point du courrier : si les agents quittent leur poste plus tôt en raison de la chaleur, les heures non travaillées pourraient être récupérées ultérieurement !

Pour l’UNSA, cette logique est inacceptable.

Lorsqu’un agent est autorisé à partir parce que les conditions de travail deviennent dangereuses, il ne s’agit pas d’un avantage ni d’un cadeau, mais bien d’une mesure de prévention destinée à protéger sa santé. Ces heures ne devraient donc pas être récupérées.

Heureusement, sur le terrain, de nombreux gestionnaires et chefs d’établissement font preuve de bon sens. Ils constatent eux-mêmes la fatigue des agents et prennent des décisions humaines en les autorisant à rentrer chez eux lorsque les conditions deviennent intenables. L’UNSA tient à les remercier pour cette intelligence de terrain qui compense trop souvent des consignes déconnectées de la réalité.

Je reviens également sur le dossier du démantèlement des cuisines dans les lycées. Contrairement à ce qui est affirmé, il n’y a pas eu de véritable concertation avec les représentants du personnel. Les élus UNSA n’ont jamais été informés sérieusement de ces projets dans le cadre du dialogue social. Le sujet n’a jamais été présenté de manière transparente et le vice-président en charge des lycées n’était même pas présent lors des dernières réunions consacrées à ces questions.

Les agents nous contactent parce qu’ils voient ce qui se prépare dans leurs établissements. Ils savent que ces décisions auront des conséquences importantes sur leurs métiers, leurs conditions de travail et sur la qualité du service public. L’UNSA continuera à porter leurs inquiétudes.

Je remercie les élus qui, lors de la séance plénière du 25 juin, ont relayé les préoccupations des agents concernant l’avenir des cuisines dans les lycées. Ils ont compris qu’il ne s’agit pas d’un simple sujet technique mais bien d’un enjeu majeur pour les personnels et le service public.

Enfin, un mot sur la réponse du Président du Conseil régional et sa remarque concernant les élections professionnelles. Si l’UNSA est aussi mobilisée, c’est parce que les dossiers s’accumulent et que les reculs sociaux se multiplient, qu’ils viennent du Conseil régional ou du Gouvernement. Il y a malheureusement beaucoup de travail pour défendre les agents.

Et puisqu’il a évoqué les élections professionnelles du 10 décembre, il faut également souligner un fait révélateur : les plus hauts dirigeants du Conseil régional ont décidé d’organiser une séance plénière le même jour que ce scrutin national, alors que tous les agents de la fonction publique votent à cette date pour choisir leurs représentants du personnel. Un choix qui en dit long sur l’importance accordée au dialogue social. Nous aurons l’occasion d’y revenir.

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