La réunion fourre-tout du 2 juillet 2026.
Le 2 juillet après-midi, une Commission de dialogue social était prévue, à la demande de l’UNSA d’ailleurs, initialement pour aborder un sujet de méthode de travail : comment les lycées de Bourgogne-Franche-Comté absorbent la baisse démographique, quels établissements sont les plus impactés, quelles pistes sont mises à l’étude, avec tous les sujets sur la table et un objectif, obtenir un accord de méthode de travail Syndicat / Administration.
Le cadre était donc clair : il ne s’agissait pas de valider des fermetures de cuisines, ni d’entériner des décisions déjà engagées en interne.
Vous avez suivi, c’est pourtant ce que le Vice-président en charge des lycées, Willy Bourgeois, avec le directeur des lycées Louis Lefèvre et le DGA Axel Limancher (tous trois représentants de l’employeur en CST) avaient commencé à faire depuis le mois de mai : avancer dans notre dos sur des projets de démantèlement des services de restauration dans plusieurs lycées, sans méthode, sans transparence, sans concertation avec les représentants du personnel, et sans information loyale (sujet largement évité lors des bilatérales avec le DGS).
Vous le savez aussi, découvert grâce à l’UNSA : des courriers du VP lycée Willy Bourgeois ont été envoyés aux lycées sans que les représentants du personnel en soient informés. Les agents ont découvert des fermetures de cuisines déjà très avancées, alors même qu’aucune étude ni discussion sérieuse n’avait eu lieu en instance.
Lors de l’audience obtenue par l’UNSA le vendredi 26 juin avec la Vice-présidente RH et le DGS, nous avons arraché un engagement clair : la Région doit écrire aux 4 établissements ciblés (LEGTA Félix Kir, LPA Albert Schweitzer, lycées Nodier et Prévert) pour reconnaître que la communication initiale avait été « mal formulée » et confirmer qu’aucune fermeture de cuisine n’est décidée à ce stade.
La Région doit désormais revenir à ce qui aurait dû être la méthode depuis le départ : étudier plusieurs pistes, lycée par lycée, pour s’adapter à la baisse lente mais démontrée des effectifs lycéens. Pas annoncer des fermetures. Pas mettre les agents devant le fait accompli. Pas organiser le démantèlement en douce.
Donc le 2 juillet, c’était ça, la CDS.
ET QUE DÉCOUVRE-T-ON DANS L’ORDRE DU JOUR DU 2 JUILLET ?
Une réunion qui devait permettre de poser les choses proprement devient une réunion fourre-tout, avec une avalanche de dossiers importants ajoutés à l’ordre du jour :
- Elections professionnelles 2026,
- Le bilan 2025 des lignes directrices de gestion,
- Validation des futures lignes directrices de gestion ;
- Validation de l’accueil du site 17 Trémouille et du standard de Besançon
- Méthodologie des mutualisations dans les EPLE…
- Projets de mutualisation des services de restauration des lycées…
- Réorganisation de la direction Communication et relation avec les citoyens (elle est déjà réalisée !!!!!!) ;
- Changement de coffre-fort numérique ;
- Mise en œuvre du CIA dans le cadre du transfert de compétences FEADER.
- …
Dossiers reçus vendredi après-midi dernier. Pour qu’on bosse le week-end ? En heures supplémentaires ?
LA MÉTHODE EST GROSSIÈRE
On charge une réunion de juillet, juste avant la coupure estivale. On présente rapidement des dossiers déjà travaillés en interne. Puis, en septembre ou octobre, devant le CST, l’administration pourra tranquillement expliquer que les organisations syndicales ont été « informées ».
Pour l’UNSA, ce n’est pas du dialogue social. C’est une stratégie de passage en force maquillée en concertation.

