đ« DĂ©mantĂšlement des lycĂ©es đš RĂ©organisations imposĂ©es au siĂšge đ€Ź ReprĂ©sentants du personnel Ă©cartĂ©s âĄïž L’UNSA dĂ©pose un prĂ©avis de grĂšve. STOP AU MEPRIS. Maintenant ça suffit đ€Źđ€Źđ€Źđ€Źđ€Źđ€Źđ€Źđ€Źđ€Źđ€Źđ€Źđ€Źđ€Źđ€Źđ€Źđ€Ź !
LâUNSA CR BFC a dĂ©posĂ© un prĂ©avis de grĂšve couvrant lâensemble des agents du Conseil rĂ©gional de Bourgogne-Franche-ComtĂ©.
Ce prĂ©avis couvre Ă©videmment les agents qui dĂ©cideraient de cesser le travail pour sâopposer au projet de dĂ©mantĂšlement des cuisines portĂ© par la RĂ©gion.
Il court du mardi 23 juin au lundi 13 juillet 2026, de 0 h Ă 24 h, de maniĂšre reconductible.
ConcrĂštement, cela signifie quâun agent peut se mettre en grĂšve sur cette pĂ©riode, y compris une heure seulement, au moment oĂč cela rend visible la rĂ©alitĂ© du travail dans les lycĂ©es.
Pourquoi ce préavis ?
Parce que ce projet de démantÚlement des cuisines des petits lycées de la Région est conduit sans délibération, sans groupe de travail, sans concertation préalable avec les représentants du personnel.
Parce quâil menace les emplois, les conditions de travail, les missions des agents, lâavenir et lâattractivitĂ© des Ă©tablissements, ainsi que la qualitĂ© du service de restauration rendu aux Ă©lĂšves.
Parce quâil contredit aussi les engagements affichĂ©s par la RĂ©gion en faveur de la restauration de proximitĂ©, des produits locaux, des produits biologiques et du fait-maison.
Et pendant que les agents tiennent les lycĂ©es debout, que certains assurent la plonge du midi dans le bruit, la chaleur, lâhumiditĂ©, les cadences et la fatigue, la rĂ©ponse de notre employeur est toujours la mĂȘme : expliquer longuement pourquoi ce serait compliquĂ© de reconnaĂźtre davantage ces sujĂ©tions et pourquoi il ne serait pas dâactualitĂ© de rĂ©duire le temps de travail sur les postes les plus difficiles.

Vendredi aprĂšs-midi, pour en rajouter encore sur le sentiment de mĂ©pris, lâUNSA a reçu un courrier de 10 pages de la Direction gĂ©nĂ©rale des services.
Dix pages pour nous expliquer que, pour les agents, tout est compliqué.
Compliqué de reconnaßtre davantage les métiers pénibles.
Compliqué de réduire le temps de travail sur les postes les plus difficiles.
CompliquĂ© dâapporter des rĂ©ponses concrĂštes Ă celles et ceux qui font tourner les lycĂ©es, les services, la restauration, la plonge, lâentretien, le quotidien.
Pour les agents : dix pages dâexplications, de contraintes, de jurisprudence, de limites et dâimpossibilitĂ©s.
Pour les plus hauts niveaux de direction : nous dĂ©couvrons quâil est possible dâaller beaucoup plus vite, avec la crĂ©ation dâun nouveau cran supplĂ©mentaire de rĂ©gime indemnitaire.
VoilĂ le problĂšme.
Quand il sâagit des agents, on nous explique que c’est compliquĂ©, ça les arrange pas, que le droit, que les contraintes, que les procĂ©dures et que des « textes » empĂȘchent dâagir.
Mais quand il sâagit de la haute direction, les solutions apparaissent beaucoup plus facilement. Pour les plus hauts niveaux de direction : nous dĂ©couvrons quâil est possible dâaller beaucoup plus vite, avec la crĂ©ation ENCORE ! dâun nouveau cran supplĂ©mentaire de rĂ©gime indemnitaire (dĂ©couverte dans la prĂ©sentation du Bilan Social 2025 VS Bilan Social 2024).
LâUNSA dĂ©nonce aussi une mĂ©thode de plus en plus prĂ©occupante : des projets de rĂ©organisation prĂ©sentĂ©s directement aux agents, parfois jusquâĂ la prĂ©sentation de leur nouvelle fiche de poste et de leurs nouvelles missions, comme dans la direction de la Communication, alors que les reprĂ©sentants du personnel nâont jamais Ă©tĂ© informĂ©s du projet.
Câest Ă©videmment plus simple dâaller voir directement les agents pour leur dire que cela va se passer comme ça, et pas autrement, plutĂŽt que de venir dĂ©battre du projet devant les reprĂ©sentants du personnel, accepter la contradiction, entendre les alertes, corriger les erreurs et amĂ©liorer le projet avant de le prĂ©senter aux Ă©quipes.
On va encore le voir cette semaine aux Haberges : avec un dĂ©placement prĂ©vu de la Vice-prĂ©sidente RH pour aller expliquer directement aux agents leurs futures conditions de travail dans des prĂ©fabriquĂ©s, alors quâune nouvelle fois, aucune prĂ©sentation prĂ©alable nâa Ă©tĂ© travaillĂ©e avec les reprĂ©sentants du personnel.
La mĂ©thode devient claire : dâabord on prĂ©sente aux agents des dĂ©cisions dĂ©jĂ ficelĂ©es, ensuite on expliquera peut-ĂȘtre aux reprĂ©sentants du personnel quâils ont Ă©tĂ© âinformĂ©sâ. Ce nâest pas du dialogue social. Câest de la communication descendante.
Et quand lâUNSA demande Ă dĂ©battre avant, Ă corriger avant, Ă Ă©viter les erreurs avant quâelles ne tombent sur les agents, on nous explique que tout est compliquĂ©.
Non. Ce qui est compliquĂ©, câest surtout dâaccepter que les agents et leurs reprĂ©sentants puissent amĂ©liorer un projet avant quâil ne soit imposĂ©.
Mais manifestement, nos hauts dirigeants savent tout mieux que tout le monde. Ils nâont pas besoin de concerter pour amĂ©liorer leurs projets.
La concertation, câest utile quand il faut cocher une case. Mais quand il faut confronter un projet au rĂ©el du travail, aux agents, aux mĂ©tiers, aux contraintes du terrain, lĂ , cela devient gĂȘnant. Alors ils Ă©vitent.
LâUNSA revendique la transparence, la publication des documents et des Ă©tudes prĂ©alables, un vrai dĂ©bat dans les instances permettant d’amĂ©liorer les projets, de vĂ©ritables groupes de travail associant les reprĂ©sentants du personnel, une Ă©tude dâimpact indĂ©pendante sur les projets de rĂ©organisation, et la suspension de toute dĂ©cision tant quâune concertation rĂ©elle, transparente et contradictoire nâaura pas Ă©tĂ© menĂ©e.




