[UNSA] Retour sur la CDS du 9 avril 2020

L’UNSA n’a pas participé à la dernière réunion téléphonique entre l’administration et des 3 autres secrétaires généraux des syndicats du Conseil régional. On vous dit pourquoi.

Les dossiers soutenus par l’UNSA et transmis à l’administration nécessitent un travail approfondi qui n’est pas compatible avec le fonctionnement actuel.

Extrait d’un blog

Il y a un refus de certains de réunir les instances représentatives du personnel (c’est donc possible de faire des visio sur tous les fronts mais pas sur celui-ci ?) et donc les décisions sont uniquement débattues avec 4 secrétaires généraux des syndicats (1 syndicat = 1 voix).

Ce fonctionnement peut être accepté au début d’une crise mais il ne peut en aucun cas durer plus longtemps.

Il faut savoir que ces réunions hebdomadaires se font sans ordre du jour. Les syndicats ne connaissent pas les sujets donc ils ne peuvent pas préparer correctement et sont présents uniquement pour réagir à chaud ou servir de relais des décisions de l’administration (statistiques, mesures à la marge…). Parfois l’administration évoque un sujet, demande de réagir, interdit de communiquer, puis change de position.

Chaque syndicat peut envoyer individuellement ses questions préalablement mais les réponses sont données une fois par semaine devant les 3 autres secrétaires généraux : en permettant donc de jouer à fond la division syndicale (de monter un « certain » syndicat contre l’UNSA par exemple… il ne s’en prive pas !) pour éviter de répondre sur les sujets les plus sensibles et les plus difficiles.

L’UNSA ne souhaite plus participer à ces réunions, si elles n’ont pour objectifs que d’alimenter les blogs syndicaux en polémiques inutiles et évite ainsi à l’administration de travailler sérieusement les dossiers.

Extrait d’un blog

On voit bien que cette situation semble convenir à certains qui vont même jusqu’à expliquer que c’est ça « un vrai dialogue social ! »… Mais elle ne convient pas l’UNSA.

Pour l’UNSA, les vrais sujets ne sont pas ceux présentés par l’administration.

Pendant la crise du coronavirus, les instances de dialogue social de la fonction publique doivent pouvoir continuer à se tenir. Est-il encore acceptable de prendre des décisions sans l’avis des autres membres élus du Comité technique ? Sans les élus politiques du Conseil régional ? Sans les avis éclairés des médecins du CHSCT (surtout quand on autorise des agents à retourner dans les lycées, à utiliser des cuisines pour faire des repas dans les week-end) ? sans l’expertise des ingénieurs de prévention du Conseil régional ?…

Les priorités de l’administration #covid-19 ne sont clairement pas celles de l’UNSA. Extrait des sujets ultra-prioritaires présentés par l’administration aux syndicats lors de la dernière conférence téléphonique : entretien des espaces verts, masques lavables et jours de congés…

Pour l’UNSA, plutôt que de parler de donner des jours de congés aux agents qui ne travaillent pas du tout, il faudrait plutôt parler de donner des jours de repos pour ceux qui travaillent et galèrent. Bah c’est sûr, on a pas les mêmes valeurs !

Pour l’UNSA, il faut parler reconnaissance des agents mobilisés (c’est sûr c’est un sujet difficile !), gratification, primes, crédit d’heures… à ceux qui sont obligés de travailler et ceux qui sont sur le front, ceux qui produisent du service public (un exemple de ce qui se fait ailleurs : ville de Paris, 35 € par jour, par agent mobilisé).

Pour l’UNSA, plutôt que d’annuler la CAP du mois de juin, il faudrait plutôt trouver le moyen de faire vivre le dialogue social au Conseil régional en temps de confinement et de déplacements limités.

Pour l’UNSA, plutôt que de perdre un temps précieux pour valider qu’un agent tonde la pelouse dans un lycée (ce qui est déjà fait depuis trois semaines…), il faudrait plutôt parler, fiche-métiers et COVID-19, télétravail et ses conséquences, paiement des jours sur les comptes-épargne-temps, plan de reprise (organisation du travail  après le confinement, mesures de sécurité, protocole de désinfection…), …

Autant de sujets transmis à l’administration par l’UNSA et pour lesquels nous attendons les conditions d’un travail sérieux et consensuel dans l’intérêt des agents et du service public régional. Travail sérieux et consensuel qui ne peut se résumer : à 1 montée hebdomadaire sur un ring téléphonique et 0 réponse le reste de la semaine.