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[UNSA] Déclaration préalable de l’UNSA en CHSCT du 4 juin 2020

… » Après le mille-feuille administratif, ne sommes-nous pas dans la pâtisserie sanitaire ? « …

Déclaration préalable de l’UNSA au CHSCT du 4 juin 2020

Si pour les agents des sièges, le CHSCT du 7 mai était pertinent pour préparer la reprise en présentiel du 11 mai, il est moins évident que ce CHSCT du 4 juin portant sur le plan de reprise des lycées et du Creps soit utile.

En effet, comme l’indiquait l’UNSA depuis plusieurs semaines, les lycées n’ont jamais véritablement fermés et pour la plupart sont en “déconfinement actif” depuis le 25 mai dernier.

Si le document présenté arrive trop tard et perd en pertinence, il n’est pas non plus véritablement utile car il existe un protocole sanitaire national de l’Education Nationale qui s’impose déjà dans tous les établissements d’enseignement. 

Également, chaque établissement s’est déjà organisé pour mettre en oeuvre son propre plan de reprise d’activité adapté à sa situation et ses propres contraintes.

Résumons nous : un protocole sanitaire national qui s’impose à tous les établissements, un plan de reprise d’activité propre à chaque lycée et maintenant un plan de reprise d’activité pour les lycées et le Creps… après le mille-feuille administratif, ne sommes-nous pas dans la pâtisserie sanitaire ?

Essayons tout de même d’être utile aujourd’hui. Les agents sont sur-sollicités pour remettre en route les lycées, ça n’est pas le moment de complexifier encore la situation, il faut prendre des décisions qui aident les lycées et les agents (pas besoin des mesures qui vont rendre leurs activités insoutenables et impossibles).

L’UNSA demande à l’administration d’articuler correctement les documents pour les rendre complémentaires. L’UNSA considère que l’on peut rendre plus opérationnel le document présenté aujourd’hui en CHSCT en évitant les copier-coller entre les divers protocoles.

Également, l’UNSA revendique toujours les mesures suivantes (demandes déjà transmises à l’administration pour  le CHSCT du 7 mai 2020) : 

Mesures sur le temps de travail

  1. L’UNSA demande d’ajouter des consignes pour organiser et encadrer les dérogations aux différents règlements de temps de travail. La question de la durée de la pause méridienne doit aussi être traitée comme pour les agents des sièges.
  2. L’UNSA revendique d’autoriser le télétravail pour les agents des lycées pour qui c’est possible pour limiter le présentiel  (notamment encadrants des lycées)
  3. L’UNSA revendique un traitement identique des agents sièges/lycées sur les 6 jours de congés supplémentaires accordées par la Présidente. Si les agents des lycées peuvent poser ces 6 jours dès le mois de juin, il doit être possible de le faire pour les agents des sièges. De la même manière si la fin de la crise sanitaire est fixée au 13 juillet au lieu du 11 juillet pour les agents des lycées, elle doit aussi être fixée au 13 juillet pour les agents des sièges.

Mesures sur la reconnaissance de l’investissement des agents mobilisés

  1. L’UNSA rappelle qu’elle revendique toujours une gratification pour les agents qui sont mobilisés pour assurer la continuité du service public régional. Dans cette période de déconfinement ou les agents aptes sont encore plus sollicités pour compenser les absences des collègues empêchés, la demande de l’UNSA doit enfin être entendue et suivie de propositions concrètes. Le dossier de la monétisation des jours de repos épargnés sur un Compte Épargne Temps (CET) devra aussi être ouvert, pourquoi ne pas profiter du groupe de travail sur la prime COVID-19 ?

Mesures de prévention individuelles et collectives

  1. Une dotation de 30 € par agent pour acheter des masques en complément des masques fournis par la Région. 
  2. L’UNSA souhaite également que soit précisé le dispositif mis en place pour le soutien moral et psychologique des agents (y compris les conseils et les formations pour les encadrants, question des agents en burnout, peurs des agents). 
  3. L’UNSA demande d’ajouter des formations obligatoires avant reprise en présentiel pour tous les agents et de s’appuyer sur réseau des agents de prévention.
  4. L’UNSA appelle à la plus grande prudence à tenir lors de l’utilisation de produits biocide sur les lieux de travail. Ces produits utilisés à tort et à travers peuvent mettre en danger les agents (par exemple : les désinfections des bureaux des sièges  non préconisées par les médecins et pourtant réalisées sans tenir compte de leurs avis).
  5. L’UNSA formule de nouveau la proposition de mobiliser le réseaux des Assistants de Prévention du Conseil régional : 
    1. Avec la désignation d’un.e conseiller de prévention avec mission de coordination des assistants de prévention (rappel : les conseillers de prévention assurent une mission de coordination. Ils sont institués lorsque l’importance des risques professionnels ou des effectifs le justifie). 
    2. La désignation d’un référent Covid 19 par lycées (avec missions précises) qui pourrait être l’assistant de prévention chargé de transmettre des informations et de former les agents avant la reprise.
  6. L’administration doit aussi favoriser les alternatives aux transports en commun avec la mise en place d’un forfait mobilité pour inciter les agents à prendre leurs vélos pour venir au travail

* * *

  1. L’UNSA s’étonne de la disparition des mesures qui concernaient le site de Châteauneuf. Sauf erreur, il y avait un Plan de reprise d’activité propre au site de Châteauneuf qui n’a pas été adopté lors du CHSCT du 7 mai et qui n’est pas représenté au CHSCT du 4 juin. Que se passe-t-il pour les agents de Châteauneuf ?
  2. L’UNSA renouvelle encore sa demande de voir communiquer aux agents la liste et les coordonnées des médecins de prévention.
  3. L’UNSA renouvelle aussi sa demande de mise en place d’une procédure de retour et de partage d’expériences des aléas de la journée pour adapter les procédures et mesures initialement prévues.
  4. Enfin, l’UNSA souhaite que de la flexibilité soit possible pour tenir compte de l’évolution de la situation. Le dispositif mis en place pendant le plus fort de la crise, qui prévoyait un accord préalable du directeur des lycées à chaque dérogation pourrait être maintenu (avec information aux représentants du personnel à la CDS suivante).

L’UNSA vous remercie de votre attention et de la prise en compte de ces demandes.