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[UNSA] Et vous, vous faites quoi le 11 mai ?

Il faudra donc reprendre progressivement à partir du 11 mai. L’annonce de lundi soir surprend. 

Pour les agents des sièges avec 80% des agents qui sont passés en télétravail en quelques jours, on doit pouvoir engager un processus inverse en quelques semaines.  En même temps, est-ce souhaitable de remettre en « circulation » des agents (et donc le virus) ? L’UNSA continue de penser que l’amélioration du télétravail est souhaitable. Pas la peine de faire revenir dans les services, en présentiel, des centaines d’agents qui peuvent continuer à télé-travailler. 

La priorité sera donc plutôt pour les agents des lycées. Surtout qu’il va falloir accueillir les élèves.

Et pour les agents des lycées… Le 11 mai n’est pas dans 26 jours mais dans 19 jours. Il reste 19 jours, si on se laisse une semaine avant le 11 mai pour prévenir par courrier les agents des lycées des modalités de leur retour en présentiel.   

En 19 jours, il faut tout préparer. Et comme toujours avec les habituelles injonctions contradictoires des autorités, mention spéciale au Ministre de l’Education Nationale… Reprise… mais pas obligatoire…


En 19 jours, il faut établir définitivement la liste des agents mobilisables et la liste des agents qui ne pourront pas reprendre car trop fragiles et trop sensibles au Covid-19 (ex. les malades chroniques exclus de la reprise hier soir par le Président de la République). 

Les questions encore posées sont délicates. Juste une ou deux au hasard : combien de temps les agents du Conseil régional qui sont fragiles seront-ils confinés, jusqu’au vaccin ? Le climat social au Conseil régional sera-t-il encore apaisé quand fin août certains agents confinés auront plusieurs dizaines de jours de congés récupérables (jurisprudence Marie-Guite Dufay avril 2020 : tous les agents confinés ont droit à des jours de congés hors confinement) et d’autres tiendront simplement leurs postes par sens du service public sans rien attendre ni obtenir en retour ? 

En 19 jours, il faudra ré-affecter les missions des agents, en fonction des effectifs aptes disponibles et des besoins en service public (combien de lycéens de retour dans les établissements ? Combien de temps ? Quels jours dans la semaine ? Faut-il élargir le créneau de restauration scolaire pour garantir la distanciation sociale ? Quid des horaires des agents ? plutôt le matin ? plus tard le soir ?) 

Et en 19 jours, il faudra surtout sécuriser toutes les activités professionnelles des agents. Vertige.  Comment éviter que les agents ne soient sur-exposés au virus ? Les jeunes, les lycéens ne sont-ils pas souvent porteurs asymptomatiques ?  

Le virus tue sans faire de différence. Le virus tue dans des conditions mal comprises par les experts scientifiques. Les chiffres sont eux connus : 80% de cas bénins, 15% de cas sévères et 5% critiques. Cela signifie que si 2000 agents des lycées retournent au travail et sont exposés au virus, 300 pourraient être potentiellement atteint de cas sévères donc hospitalisés. 300 c’est la capacité totale des lits de réanimation en Bourgogne-Franche-Comté.

Alors, on va faire simple : pour le l’UNSA, si on reprend le 11 mai c’est avec le minimum d’agent avec le maximum de protection. Et toujours : pas de reprise, sans plan de reprise. Prenez-soin de vous, ce virus est redoutable.Message de soutien aux agents, aux adhérents et aux militants malades.


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