[UNSA] L’enjeu des Maisons France Service : rendre accessibles les services publics partout

L’idée de regrouper dans un lieu unique, dans chaque canton, des service publics est en soi positive. Ainsi est-il prévu le déploiement de 2000 Maisons France Service d’ici 2022, lieux polyvalents qui devraient dispenser plusieurs services du quotidien en regroupant 9 opérateurs : ceux du ministère de l’Intérieur (aide au renouvellement des papiers d’identité, du permis de conduire et de la carte grise), des finances publiques (déclaration de revenus, appropriation du prélèvement à la source), de la Justice (accompagnement de l’usager dans l’accès au droit), de l’Assurance maladie, de l’Assurance retraite, des Allocations familiales, de Pôle emploi, de la Mutualité sociale agricole et de La Poste.
L’UNSA propose un point d’étape.

Ce déploie­ment s’effec­tuera à tra­vers la conti­nuité et la refonte du réseau des Maisons de ser­vice au public et la créa­tion de nou­vel­les implan­ta­tions. Cependant, l’UNSA cons­tate la variété des acteurs et insiste sur la néces­sité de garan­tir une qua­lité de ser­vi­ces rendus.

Les 460 pre­miers sites France Services ont été label­li­sés au 1er jan­vier 2020, 74 autres le 1er février. Les Maisons France Services sont cen­sées assu­rer la pré­sence des ser­vi­ces publics sur l’ensem­ble du ter­ri­toire. C’est donc un enjeu tant pour les minis­tè­res inté­res­sés que pour les agents publics concer­nés.

Suivant les lieux géo­gra­phi­ques les acteurs seront dif­fé­rents. Ce seront prin­ci­pa­le­ment des col­lec­ti­vi­tés loca­les (plus de 330), des asso­cia­tions ou encore La Poste et la Mutualité sociale agri­cole, par­fois l’Etat (4 sous-pré­fec­tu­res).

L’UNSA cons­tate qu’une forme de confu­sion pour­rait s’ins­tal­ler entre les Maisons de l’Etat, les Maisons France Services et les actuel­les Maisons de Service Au Public. Celles-ci devront obte­nir leur label d’ici 2021 selon un cahier des char­ges commun. Au-delà, l’UNSA attire l’atten­tion du gou­ver­ne­ment sur les ques­tions de recru­te­ment et de for­ma­tion afin de garan­tir la qua­lité du ser­vice et assu­rer la poly­va­lence des agents en pré­ser­vant et garan­tis­sant leurs condi­tions d’emploi et de tra­vail.

C’est pour­quoi l’UNSA demande l’établissement de véri­ta­bles plans de for­ma­tion pour les agents affec­tés dans les Maisons France Services et qu’un véri­ta­ble dia­lo­gue social soit ins­tauré pour ce faire. Elle insiste sur le lien indis­pen­sa­ble entre les dif­fé­ren­tes admi­nis­tra­tions et mul­ti­ples acteurs.

L’UNSA a tou­jours défendu des ser­vi­ces publics de qua­lité acces­si­bles à tous les citoyens sur l’ensem­ble du ter­ri­toire. Elle l’a tout spé­ci­fi­que­ment sou­li­gné au moment de la Réforme de l’Administration ter­ri­to­riale de l’État, lors de la réforme régio­nale ou encore au moment de la paru­tion des conclu­sions d’Action publi­que 2022.

Les restruc­tu­ra­tions menées ces der­niè­res années ont par­fois conduit à la déser­ti­fi­ca­tion des ser­vi­ces publics sur cer­tains ter­ri­toi­res. La frac­ture numé­ri­que contri­bue aussi à l’éloignement d’une partie de la popu­la­tion.

Le réseau France Services peut être une réponse aux défis posés. Pour l’UNSA, il convien­dra d’en évaluer l’effi­ca­cité et le bilan.