[UNSA] c’est cadeau (mais tu me rembourseras dans l’année).

Quand on vous dit « c’est bon, je t’accorde 2 jours supplémentaires de repos« , est-ce que vous vous attendez à devoir rendre les heures ?

De plusieurs sources bien placées, la Présidente avait accepté de revoir les modalités d’application du nouveau règlement du temps de travail dans les lycées en accordant 2 jours supplémentaires de repos.

Au passage, ce n’était qu’un juste rééquilibrage lycées/siège et le respect de l’accord sur la réduction du temps de travail. Un agent qui travaille 41 h/semaine génère 33 jours de RTT et bien dans nos lycées de #bourgognefranchecomté, il ne génère que 31 jours de RTT !

Exemple d’emploi du temps dans un lycée (formule 41h semaine):

 

L’octroi de 2 jours de repos supplémentaires – et les modalités de mise en oeuvre – devaient être présentés par son administration vendredi dernier mais les hauts fonctionnaires de la Région, appuyés par le 1er Vice-Président Michel Neugnot, ont trouvé la parade :

« Ok, vous êtes sympas, on vous donne 2 jours… mais ils comptent pour 0 heures de travail »

Donc, ces deux jours (évalués à 14h de travail) vous devrez les rattraper sur le reste de l’année !

Sympa le cadeau !

Certains syndicats voulaient absolument voir le nombre de jours de travail diminuer. Ils sont servis mais c’est au détriment des conditions de travail. Hop, il faudra faire 14 h en plus sur l’année !

On vous supprime deux jours de permanences en été mais vous devrez les rattraper dans les jours de « présence élèves » ! Tu parles d’une avancée !

Afin que l’on soit parfaitement raccord, l’administration a même très lourdement insisté pour que l’on partage les mêmes éléments de langage pour éviter de se perdre dans d’autres explications moins claires :

« la présidente donne deux jours supplémentaires aux agents »

bah oui ! Mais ça n’est pas la vérité.

La mesure présentée par son administration est une mesure technique d’aménagement qui ne donne pas de jours de congés supplémentaires aux agents. Il semble bien que dans cette affaire le score soit le suivant :

Administration 1 – Politique 0

 

L’UNSA aura le fin mot de l’histoire et, inévitablement, nous aurons l’occasion de voir la Présidente dans un de ces nombreux déplacements dans les territoires pour avoir des explications.

On termine avec une bizarrerie. L’administration a accepté, sur demande de nos collègues des autres syndicats, que les agents malades sur ces deux jours puissent récupérer leurs heures ailleurs sur l’année comme pour les jours de congés !

L’UNSA n’y comprend rien, ces journées comptent pour 0 heures de travail mais en cas d’arrêt maladie sur ces deux jours, les agents pourront reprendre 14 heures de repos ailleurs dans l’année.

  • Mais alors s’ils prennent 14 heures de repos sur le reste de l’année, ils devront quand même faire 1593 heures de travail effectif avec encore deux jours de de moins ?
  • Ou alors si quelqu’un est malade sur ces deux jours, il ne devra faire que 1579 heures sur l’année (1593 h – 14 h = 1579 h) ?
  • Mais du coup, pourquoi toutes les autres journées de repos des agents ne fonctionnent pas de la même manière ?
  • Quelle est donc cette nouvelle usine à gaz inventée par l’administration avec l’appui de certains syndicats ?

Bref.

L’UNSA ne se perdra pas dans ce brouillard et revendique plutôt de manière claire et déterminé : le respect de l’accord national du 16 octobre 2001 (signé par l’Etat et les représentants nationaux des syndicats suivants : UNSA, CGT, CFDT, FSU) qui dispose dans son article 2.2.1 que tous les agents de la communauté éducative bénéficient de la disposition suivante :

Les jours fériés sont comptabilisés comme du temps de travail effectif, pour le nombre d’heures de travail prévu dans l’emploi du temps de la semaine concernée, lorsqu’ils sont précédés ou suivis d’un jour travaillé, à l’exception des jours fériés survenant un dimanche ou un samedi habituellement non travaillés et de ceux survenant pendant une période de congés des personnels (congés annuels, temps partiel) qui ne sont pas décomptés ni récupérables. Ils se décomptent au fur et à mesure du déroulement du calendrier.