Covid-19, suspension du jour de carence dans la fonction publique : l’UNSA demande son application immédiate à la région

La ministre de la Transformation et de la Fonction publique, Amélie de Montchalin, s’est enfin rangée aux arguments de l’UNSA et a annoncé vendredi dernier l’introduction d’un amendement au Sénat afin de suspendre le jour de carence en cas d’arrêt maladie pour les agents déclarés positifs au Covid-19.

Avec une perte moyenne de 65 €, certains agents porteurs de la Covid-19 mais asymptomatiques (donc contagieux) sont tentés de se rendre au travail et de contourner l’arrêt de travail.

Il était donc indispensable de suspendre l’application du jour de carence.

Cependant, cette décision sera encore longue à mettre en oeuvre car elle devra être actée par un décret en janvier 2021.

C’est pourquoi, l’UNSA a demandé à notre administration de l’appliquer immédiatement en présentant en urgence un rapport au Comité technique.

L’UNSA rappelle aussi que le secret médical prévalant, l’administration n’a pas à connaître la nature de la maladie de l’agent si l’arrêt maladie ne le précise pas.

Aussi l’UNSA, souhaite que le jour de carence soit suspendu pour tous les arrêts maladies jusqu’à la fin de la crise sanitaire (et le versement de la prime COVID aux agents mobilisés – revendication de l’UNSA – que l’administration a conditionné à la fin de la crise sanitaire).

Enfin, l’UNSA souhaite que le recrutement des 2 médecins territoriaux au Conseil régional permettant de constituer un service interne de médecine autonome chargé spécifiquement du suivi sanitaire Covid-19 soit rapidement réalisé par l’administration.