On passe notre tour !

Un comité technique de recours est organisé ce jeudi 17 juin à 17h (!). 

Ce Comité technique n’a qu’un seul point à l’ordre du jour : un rapport rejeté déjà une première fois par tous les syndicats.

Comme nous avons mal voté – aux yeux de la collectivité – lors du dernier comité technique sur un rapport qui supprime et modifie plusieurs emplois au Conseil régional, l’administration nous convoque de nouveau pour nous refaire voter.

Ce nouveau vote ne comptera pas puisqu’on sait déjà que l’administration passera en force. 

Notre administration nous présente le même rapport que la première fois sans aucune modification.

Nous ne sommes pas d’accord avec cette conception du dialogue social.

S’il n’y avait que cet épisode, on aurait pu mettre notre poing dans la poche et y aller. En imaginant pouvoir être écouté ou avoir des réponses et des échanges intéressants. C’est arrivé parfois. Il y a longtemps.

Mais franchement, on ne fonde pas beaucoup d’espoir sur ce Comité technique de recours pour être entendu et obtenir des réponses à nos questions et des engagements (fin de mandat oblige). 

La plupart des dernières instances n’étaient pas bien joyeuses. Beaucoup de temps et d’énergie pour faire bouger les lignes d o u u u u u u u c e m e n t. On nous balade sympathiquement. Une balade en vélo mais sur un vélo d’appartement. Donc le paysage, il ne change pas beaucoup.

Et de toute manière, ils font maintenant des modifications en “cachette” sans en parler aux instances représentatives du personnel. Il est parfois plus utile de traîner dans les couloirs que de venir dans les instances. 

Dernières en date :

  • Fiches de poste des agents des sièges, vous avez eu la note de service qui explique que tout est figé ? Avez-vous eu la dernière version de votre fiche de poste ? Vos demandes de modification ont-elles été prises en compte ? #scandal-de-décembre-dénoncé-par-l’UNSA #emplois-repères
  • Les 7 veilleurs de nuit de la Région (des bourguignons) vont perdre leurs postes à la rentrée. Vous le saviez ? Notre administration contacte en off les établissements pour organiser – sans bruit – leurs reclassements (à l’entretien ? quel manque de respect après toutes ces années de service public !). D’après nos informations, tout ça car notre administration est vexée de devoir respecter le règlement du temps de travail sur le travail de nuit. Encore la politique du rabot. Pas glorieux, ça fait penser à la suppression des lingeries en Franche-Comté.

Bref, tout ça pour vous dire que pour nous la coupe est pleine et qu’il fallait clairement dire stop et marquer plus fermement notre mécontentement.

Donc, on va s’épargner une réunion ou l’UNSA serait encore intervenue pour défendre les intérêts des agents et une autre conception du dialogue social, et ou les représentants de l’administration n’auraient rien répondu (pis ça évitera à l’administration de se plaindre encore des actions et interventions de l’UNSA dans la 3ème mi-temps ! ).

On évite de passer un mauvais moment stérile et inutile.

Mais les problèmes restent.

Sommes-nous les seuls à l’UNSA à voir que les agents n’en peuvent plus ?

Aujourd’hui, la “dette” de la collectivité envers les agents de la Collectivité est devenue bien trop importante.

Il y a la “dette” des heures écrêtées (en gros du bénévolat effectué par les agents) et sur les CET que notre administration ne veut pas payer.

Il y a la “dette” sur le CIA, injustement diminué des primes de maintien de salaire des agents (l’UNSA a saisi la justice sur ce point).

Il y a la “dette” de reconnaissance, par exemple toujours pas de prime COVID, trop peu de perspective d’évolution pour les agents, trop de contraintes (répertoire des métiers qui enferme les agents*, opacité sur les rapports d’avancement et de promotion, galère pour obtenir une légitime NBI ou éviter de la perdre…).

Il y a la “dette” salariale, nous sommes la seule région de France à ne pas voir aligner les primes sur le meilleur des deux anciennes régions. Même si des efforts sont entrepris depuis le fiasco du contrat social de début de mandat, le compte n’y est toujours pas.

Il y a la « dette » fatigue COVID, pression au travail…

Il y a la « dette »…

Et quand on a une dette, on doit la payer. 

A défaut, s’excuser, reconnaître ses erreurs, s’expliquer, donner un calendrier.

Et puis éviter d’ignorer ou de mépriser ses créanciers. Surtout quand on a du retard pour payer sa dette. 


On reprendra les réunions de dialogue social avec l’administration quand la pression sera revenue à un niveau acceptable. On fait notre travail, uniquement notre travail de représentant du personnel, pour défendre les intérêts des agents. En toute indépendance. Dans le plus grand respect pour notre administration et le service public régional. Notre liberté syndicale n’est pas négociable.


* à la lecture fine des avancements et des promotions signés par la Présidente, on constate que le répertoire des métiers ne serait plus un document opposable puisque des collègues – tant mieux pour eux – ont obtenu un avancement / une promotion en dehors du bornage du répertoire des métiers. Donc message aux agents, vous pouvez faire le forcing pour avoir votre avancement/promotion sur poste même si le répertoire des métiers ne le permet pas. #même règle pour tous.