Carburant : rien pour les agents.Mais une hausse de l’IFSE à venir pour les DGS DGA !

Dans cette vidéo, je vous parle de notre réunion de rentrée avec Jérôme Durain, président du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, et Myriam Chiappa-Kiger, vice-présidente chargée des ressources humaines et du dialogue social.
Et franchement, cette réunion a été épouvantable.
Nous étions là pour faire le point sur le dialogue social au Conseil régional et, une nouvelle fois, j’ai eu le sentiment d’un décalage immense entre la vision de l’employeur et ce que vivent réellement les agents et leurs représentants.
Du côté de l’exécutif, tout semble aller bien : le dialogue social fonctionnerait, les élus seraient réactifs et les dossiers avanceraient.
De notre côté, le constat est complètement différent. Sur le pouvoir d’achat, rien de concret.
Une nouvelle fois, on nous explique qu’il faut faire des économies et que la collectivité n’a pas les moyens. C’est le même discours tous les ans. Et pendant ce temps, les dossiers mettent des années à avancer. Les lignes directrices de gestion en sont un parfait exemple.
Nous avons participé à des groupes de travail, nous avons fait des réunions en juillet puis en septembre et, au moment de recevoir le dossier devant passer au CST du 24 septembre, nous découvrons qu’il n’y a aucun changement. Autre sujet qui m’inquiète : l’intelligence artificielle fait son apparition dans les lignes directrices de gestion concernant les recrutements de la DRH.
Autre sujet, Des collègues nous alertent sur des contrats qui pourraient être interrompus en cours d’année. Pourtant, nous avions négocié en juin des conditions de remplacement. Comment construire de la confiance lorsque nous avons le sentiment que les règles annoncées en réunion ne correspondent ensuite pas à ce qui se passe sur le terrain ? J’appelle donc les collègues contractuels à être particulièrement vigilants et à nous faire remonter les situations qu’ils rencontrent.
Concernant le pouvoir d’achat, toujours rien de véritablement annoncé. La vice-présidente RH a néanmoins une éventuelle évolution du fonds de secours. Le dispositif est aujourd’hui tellement difficile d’accès qu’une partie des crédits reste disponible. Il serait donc question d’en assouplir les conditions. Nous attendons maintenant de voir ce qui sera réellement mis en œuvre.
Et puis il y a un sujet qui me met particulièrement en colère : la rémunération des DGS et DGA. À la suite d’une évolution réglementaire concernant leur rémunération et la NBI, la collectivité envisage, selon ce qui nous a été présenté, une modification de l’IFSE destinée à compenser la perte de cette NBI. C’est là que je ne comprends plus la logique. Lorsque des agents perdent leur NBI, par exemple des assistantes de direction qui ont perdu une NBI liée à l’accueil ou des agents concernés par la modification du classement d’un quartier prioritaire, on ne leur propose pas automatiquement une augmentation de leur IFSE pour compenser. Mais lorsqu’il s’agit des plus hauts dirigeants de la collectivité, on envisage justement une compensation.
C’est cette différence de traitement qui est, pour moi, incompréhensible et profondément injuste. Nous demandons depuis des années des avancées sur les carrières, les rémunérations et le pouvoir d’achat des agents. On nous répond régulièrement qu’il n’y a pas d’argent et qu’il faut faire des économies. Mais lorsqu’il est question de la rémunération des plus hauts responsables administratifs, nous avons soudain le sentiment que les solutions peuvent être trouvées beaucoup plus rapidement.
Voilà pourquoi je suis sorti de cette réunion particulièrement en colère.
Les dossiers concernant les agents donnent le sentiment de ne pas avancer, les perspectives de carrière restent bloquées, les contractuels s’inquiètent pour leurs contrats et aucune véritable mesure de pouvoir d’achat n’est annoncée. Cette réunion devait permettre de relancer le dialogue social à la rentrée. Pour ma part, j’en ressors surtout avec le sentiment que le fossé entre la réalité vécue par les agents et celle perçue par l’exécutif régional continue de se creuser !