La règle du 90 9 1.
Dans cette vidéo, je vous parle d’un truc qui m’a longtemps agacé… et que j’ai fini par comprendre. Le point de départ, c’est un truc très concret : tu publies une information syndicale. Un visuel. Une analyse. Un dossier utile. Un truc travaillé, solide, que tu te dis “ça mérite d’être partagé, ça peut servir à d’autres”. Et là tu fais le test simple : tu as un groupe WhatsApp avec 100 personnes. Tu postes à 100.
Et tu as quoi ?
Trois, quatre réactions…
Quelques likes. Pas de commentaire. Pas de partage. Silence. Forcément, ta première lecture c’est de te dire que les collègues ne s’intéressent pas. Ou que ce que tu produis est nul. Et ça peut aller loin dans la tête : tu te dis que t’es un abruti de partager tout ce que tu apprends, parce que tu penses que ça pourrait aider quelqu’un… et en face, rien. Même pas un pouce bleu alors que ça prend une seconde. Même pas eux qui partagent aussi une info. Et certains jours, quand t’es plus fatigué, ça te fracasse le moral. Alors tu fais quoi ? Tu persistes. Tu produis plus. Tu fais plus de posts. Tu fais plus de communication. Tu crées plus de groupes WhatsApp, parfois plus thématisés. Tu encourages les adhérents et les militants à partager ce qu’ils apprennent, des infos, des trucs inédits. Et malgré ça… pas mieux… Et moi, pendant les vacances de février, ça m’a vraiment vraiment agacé. Donc je me suis posé et j’ai creusé le sujet sérieusement.
Et là, je tombe sur un truc qui est connu et documenté : la règle des 90-9-1 en sociologie du web. En gros : 90 % des gens regardent et consomment sans jamais intervenir. 9 % interagissent de temps en temps. 1 % produisent réellement du contenu. Et ça change tout, parce que ça veut dire que ce n’est pas forcément un problème de qualité. Ce n’est pas forcément que ton boulot est nul. C’est juste un comportement classique sur les réseaux sociaux : une minorité active, une petite frange qui commente, like, partage… et une énorme majorité silencieuse.

