[UNSA] Temps de travail dans la fonction publique : prudence #UNSA @unsa_crbfc

time-371226_640La ministre de la Fonction Publique a chargé la DGAFP d’étudier d’éventuelles suites à donner au rapport Laurent sur le temps de travail dans la fonction publique publié fin mai 2016. Une première réunion avec l’ensemble des organisations syndicales a eu lieu le 4 octobre.

L’UNSA a rappelé avec force son attachement au dialogue social, aux respects des accords négociés sur lesquels l’organisation actuelle du temps de travail des agents s’appuie. L’UNSA a également rappelé le sens du service public avec l’engagement fort de tous les agents publics.

Pour l’UNSA, la question du temps de travail ne se limite pas à un nombre d’heures annuelles mais est au cœur de toute l’organisation des services publiques, des conditions d’exercices, des missions et de l’emploi.

D’autres réunions devraient être organisées avant que d’éventuelles annonces soient faites. Pour l’instant, l’UNSA reste très prudente.


Pour en savoir plus :

La présentation du rapport « Laurent » sur le temps de travail le 27 juin, au CCFP, devait conduire le gouvernement à proposer aux organisations syndicales les mesures retenues pour être débattues avant la fin de l’année 2016.
La DGAFP a souhaité reprendre et classer l’ensemble des 34 propositions, lors d’un groupe de travail réuni le 4 octobre 2016 sans les employeurs publics.
L’UNSA reste très prudente sur ce dossier clé de l’organisation de toute la fonction publique, rappelant que les agents exercent leurs missions avec dévouement, au service de la population selon des rythmes de travail précis et toujours négociés.

La DGAFP a réuni les orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les pour débat­tre de la suite à donner au rap­port sur le temps de tra­vail pro­duit par Philippe LAURENT.

Ce rap­port, qui fait une ana­lyse des pra­ti­ques, est enri­chi par son auteur de 34 pro­po­si­tions ten­dant à répon­dre à la lettre de mis­sion qui sou­haite que des pro­po­si­tions soient étudiées pour per­met­tre l’évaluation du temps de tra­vail dans la fonc­tion publi­que, comme cela est le cas dans le sec­teur privé.

La pré­sen­ta­tion du rap­port le 27 juin au CCFP devait conduire le gou­ver­ne­ment à pro­po­ser aux orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les les mesu­res rete­nues pour être débat­tues avant la fin de l’année 2016.

La DGAFP a sou­haité repren­dre l’ensem­ble des 34 pro­po­si­tions pour recueillir l’avis des orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les, après avoir entendu préa­la­ble­ment les employeurs et sans faire connai­tre les orien­ta­tions que le gou­ver­ne­ment sou­hai­tait pren­dre.

L’UNSA a rap­pelé :

  • Le sujet de la réunion était de travailler sur les suites à donner au rapport, et non de refaire les commentaires déjà faits au CCFP.
  • L’UNSA reste prudente sur les conclusions de ce rapport et demande de ne pas oublier l’implication des agents dans leurs missions de service public.
  • Paru en mai 2016, le rapport a le mérite de rétablir l’image des services publics et si le temps de travail est « la clé de tout », son examen est indissociable de la question des conditions de travail, de l’emploi et sans occulter les difficultés des Hôpitaux, de la police et des autres services qui connaissent des réorganisations territoriales (OTE, fusion des régions, création des groupements hospitaliers, création des métropoles…)
  • Toute modification ou réorganisation du temps de travail relève des instances de dialogue social dans lesquelles ces accords locaux ont été négociés et validés.
  • Il est important d’éviter toute utilisation négative de ce rapport.

L’UNSA se posi­tion­nera sur les pro­po­si­tions pré­ci­ses qui seront for­mu­lées par la Ministre.